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Plaidoyer pour une entreprise organique

Plaidoyer pour une entreprise organique

Les organisations qui veulent performer dans un monde de plus en plus connecté doivent devenir plus collaboratives. Point.  

 

Cet état de fait, que l’on répète depuis maintenant plusieurs années, intègre de plus en plus les consciences; la collaboration comme capacité stratégique est maintenant reconnue par la majorité des dirigeants d’entreprise et ils souhaitent la retrouver au premier plan dans leur équipe.

 

 

C’est tout simple, mais à la fois complexe dès que l’on pose la question du « Comment ». Chaque semaine, je rencontre un dirigeant d’entreprise qui me dit comprendre et vouloir miser sur la collaboration, mais dès que l’on discute des façons d’y arriver, nous bloquons sur les moyens, les ressources nécessaires, les perceptions (trop souvent les perceptions), la technologie et ses limites, etc. Je propose ici 3 grands éléments à faire évoluer pour avancer dans la bonne direction.

 

 

1. Favoriser l’émergence des interactions

 

L’entreprise « connectée » est un concept qui sous-tend qu’elle est organisée  pour que les talents qui la compose ne soient pas en « silos » hiérarchiques (quoique souvent les 2 modèles co-existent), mais plutôt dans une toile (Web) d’interactions basées sur les intérêts et le travail plutôt que sur la description de tâches et l’unité d’appartenance. C’est l’image de la fourmilière où l’ensemble des membres sont connectés pour faciliter la réalisation de leur travail collectif. On appelle généralement le résultat l’ « intelligence collective ».

 

Donc, pour valoriser la collaboration il faut d’abord favoriser les interactions et la connectivité. Une méthode intéressante pour y arriver s’appelle « Working Out Loud » et est très bien personnifiée dans les groupes tels que Change Agents WorldWide.

 

 

2. Repenser la technologie et ses impacts sur l’organisation

 

Une récente étude de PWC démontre que la majorité des dirigeants d’entreprise identifient la technologie comme étant le moteur principal des transformations à venir dans l’organisation. On ne parle évidemment pas ici des technologies « classiques » de la fin des années ‘90 (ERP, Base de données, etc.), mais plutôt des technologies Web, puissants leviers de valeur dans une perspective d’interactions avec les clients, partenaires et employés.

 

Les technologies sociales (en lien avec la mobilité, le big data, le cloud, etc.) sont au cœur des transformations en cours et à venir, mais peu d’organisations savent gérer les impacts sur leur processus et leurs modes de travail.

 

 

La valeur repose exactement à l’intersection de la technologie et de l’organisation. Comme celle-ci devra évoluer (notamment sur les modes de management) pour intégrer le plein potentiel de ses transformations. Les pistes de réflexion sont nombreuses, elles pourront faire l’objet d’un prochain blogue.

 

 

3. Changer les paradigmes du travail

 

Les transformations les plus importantes viendront des nouveaux modes de travail. Déjà, des organisations ont commencé les transformations avec l’accès à des technologies telles que Chatter, Yammer et JAM. Les possibilités sont infinies et devront être testées, construites et validées en fonction de l’organisation.

 

On voit déjà des effets poindre à l’horizon notamment sur les modèles de gestion, je prédis que les impacts seront majeurs et probablement bien plus importants que ce qu’imaginent les dirigeants. Pour arriver à gérer la complexité, les organisations devront revoir en profondeur la façon dont elles fonctionnent, engagent leurs employés, favorisent l’innovation et stimule les interactions.

 

L’ère du management traditionnel tire à sa fin, nous vivons des transformations profondes et stimulantes. L’organisation future se construit sous nos yeux et c’est une chance unique de participer à sa création.


Image: Picnic Network, Amsterdam

 

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